Comparé à beaucoup de vidéastes ou de photographes, mon histoire avec le septième art est relativement récente.
Né à Marseille, j’ai grandi avec deux grandes passions : le dessin et les jeux vidéo. Ces univers occupaient une place si importante dans ma vie qu’ils me permettaient parfois d’oublier les périodes de harcèlement scolaire et leurs répercussions sur ma scolarité.
Après l’obtention de mon baccalauréat ES, j’intègre la faculté d’Aix-Marseille à Aix-en-Provence afin de perfectionner mes compétences en dessin et en arts plastiques. Pourtant, au fil des années, une réalité s’impose à moi : les débouchés sont limités, et l’incertitude quant à mon avenir devient de plus en plus présente.
Quelques mois avant la fin de ma licence, à l’âge de 21 ans, je commence à rechercher un master qui pourrait correspondre à mes aspirations. C’est à ce moment-là qu’une conseillère d’une école d’art, après avoir étudié mon dossier et mes réalisations, me pose une question toute simple :
« Avez-vous déjà envisagé de travailler dans le cinéma ? »
Cette simple phrase a marqué un tournant dans ma vie. Curieux, je me plonge dans cet univers, découvre les métiers de l’audiovisuel et réalise qu’ils réunissent tout ce que j’aime : raconter des histoires, transmettre des émotions, composer des images et laisser parler ma créativité.
Je décide alors d’intégrer une école privée afin de me spécialiser en montage vidéo et effets spéciaux. Au fil de ma formation et de mes projets, j’explore de nombreux domaines : publicité, doublage, streaming, radio, clips, courts-métrages, photographie, événements et contenus destinés aux réseaux sociaux.
À la fin de ma formation, je pensais que tout allait enfin s’accélérer. Pourtant, la réalité a été bien différente.
Pendant près de deux ans, j’ai multiplié les candidatures et les recherches d’emploi dans le secteur de l’audiovisuel. Malgré ma motivation, les opportunités se faisaient rares. Les refus s’accumulaient, les réponses tardaient à arriver, et je commençais peu à peu à perdre confiance en mon projet professionnel. J’avais parfois l’impression que mon rêve s’éloignait de plus en plus.
Puis, un changement de vie est venu bouleverser cette routine. En emménageant à Collobrières avec ma compagne, j’ai découvert un nouvel environnement, plus calme, propice à la réflexion et à la remise en question.
C’est là qu’une évidence s’est imposée à moi : plutôt que d’attendre qu’une opportunité se présente, pourquoi ne pas la créer moi-même ?
Cette réflexion a donné naissance à Chiba Blue Production.
Aujourd’hui, cette micro-entreprise représente bien plus qu’un simple statut professionnel. Elle est le fruit d’un parcours fait de remises en question, de persévérance et d’une conviction profonde : les plus belles histoires commencent parfois lorsqu’on ose emprunter un chemin différent.
